Accès direct au contenu


Version française > Actualités

Débat : La main et le cerveau

le 9 octobre 2009

de 16h à 17h30


Débat organisé dans le cadre de la 12e édition du festival des Rendez-vous de l’histoire de Blois à la Maison de la Magie de Blois

La main et le cerveau

Avec

Maurice Brock, professeur d'histoire de l'art moderne, CESR : D'Alberti à Vasari : la main bien entraînée peut-elle traduire automatiquement ce que le cerveau a conçu ?

Jacques Monestier, sculpteur d'automates, Valmondois : Main Monestier-Lescœur.

Concetta Pennuto, maître assistante, Institut d'histoire de la médecine, Genève : Le médicament : la main des dieux ou la main du médecin ?

Stanis Perez, historien du corps et de la médecine, Paris XII-Villetaneuse : Quand la main ne peut plus exécuter ce que le cerveau ordonne. Les problèmes de Philippe II goutteux.

Stéphane Velut, professeur d'anatomie, neurochirurgien, Université François Rabelais et CHRU de Tours : Comment la modernité a progressivement engendré un mépris de la main.

Jacqueline Vons, maître de conférences, CESR : Voir le corps avec la main. André Vésale et l'enseignement de la médecine au XVIe siècle.

*

Le Centre d'Études Supérieures de la Renaissance propose un débat, La main et le cerveau,  organisé par l'équipe de recherches en histoire de la médecine et par des historiens de l'art de la Renaissance, dans une perspective d'étude pluridisciplinaire. Le débat porte sur la perception de la cohérence du corps individuel, et sur les moyens mis en œuvre pour appréhender ce corps, en tout ou en partie, dans le domaine artistique et scientifique. C'est au XVIe siècle que les moyens d'investigation, de connaissance et de réparation du corps humain mettent en œuvre la main et le cerveau, manu consilioque. Le peintre et le sculpteur montrèrent alors la beauté du corps, les fastes des cours princières étalèrent ses parures, l'anatomiste le mit nu sur une table, l'ouvrit et explora ses organes. Pour voir, pour comprendre sa fabrique avec les mains. Il ne s'agissait pas encore de décrire la « machine » ou la mécanique du corps, mais de voir le corps autrement qu'une image à la ressemblance de la divinité, de définir de nouveaux concepts et grilles de savoirs.

L'apparition de nouvelles méthodes pour penser et dire le corps suscita obligatoirement l'émergence de nouvelles interrogations sur la manière dont les parties du corps interagissent, dysfonctionnent ou constituent un tout qui est le corps d'une personne. Des artistes, des médecins, des hommes politiques de la Renaissance et du début des Temps Modernes ont posé ces questions sans toujours y trouver de réponse. La main n'est-elle que l'instrument du cerveau ? Et quand la main se rebelle ? Quand elle se fait invasive dans le corps ? Quel est son rôle dans l'acquisition du savoir ? Quand une main devient objet d'art ? C'est dans le désordre des questions qu'il faudra chercher sans doute les premières manifestations d'une conscience du corps. Mais ce sont aussi des questions que l'on se pose aujourd'hui, qui concernent les modalités d'enseignement et de transmission des savoirs, dans leur environnement culturel, politique et social, autant que le rapport de l'individu à son propre corps. À travers différents exemples, praticiens et théoriciens du corps, scientifiques et artistes, vont en débattre en confrontant leurs expériences et leurs savoirs.

 

Jacqueline Vons, responsable du projet,

Philippe Vendrix, Directeur du Centre d'Études Supérieures de la Renaissance.

 

 

Documents à télécharger

  • Facebook
  • twitter
  • google
  • imprimer
  • version PDF
  • Envoyer cette page

Recherche d'une actualité

Recherche d'une actualité

Retour au site institutionnel