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Santé-Sciences-Technologie

La presse en parle: "Formation en santé: une fac responsable"

le 24 novembre 2016

La formation au cœur du territoire régional est un sujet cher au doyen de la faculté de médecine de Tours, Patrice Diot.

Pr Diot

Patrice Diot, doyen de la faculté de médecine de Tours, assure une conscience sociale très vive : « On doit tenir compte des besoins de la population du territoire et de la situation démographique des professionnels de santé dans la région qui est l'une des pires de France. » Pour former ses étudiants, la faculté part de l'hypothèse que les médecins exerceront ici, d'où l'importance de « fidéliser les jeunes à la région en renforçant la présence de la faculté sur le territoire », explique Patrice Diot.

Faire face à une situation démographique critique

 En médecine générale, cela se manifeste sur le terrain par des stages dans les cabinets de la région et par la formation de maîtres de stage car si les étudiants sont rattachés à la faculté de médecine de Tours, les formations se délocalisent sur l'ensemble de la région dans différents domaines, de l'urologie, à la pédiatrie, en passant par la pneumologie. La preuve avec l'ouverture d'une formation en rhumatologie à Bourges. La responsabilité sociale de la faculté se trouve aussi dans la répartition des postes en fonction des problèmes démographiques de la région. « La situation dans certains hôpitaux est très difficile, comme à Bourges et Châteauroux. Nous devons ouvrir plus de postes qu'il n'y a d'internes, 107 % exactement, sans trop dépasser ce chiffre pour que les internes aient moins le choix », confie le doyen de la faculté, sans pour autant brader la qualité de la formation. Car ce n'est pas de former les étudiants qui est difficile mais de les garder sur le territoire : « Ils doivent s'apercevoir sur place que c'est une région où il fait bon vivre. ». La politique régionale aussi évolue avec l'arrivée d'une antenne d'odontologie en septembre 2017 à Tours, devant jusque-là aller se former à Nantes. « Les étudiants de Paces (première année commune aux études de santé) inscrits à Tours, passeront par Nantes pour mieux revenir faire une partie de leurs études et de leur formation dans les cabinets dentaires du Centre-Val de Loire », annonce Patrice Diot.Du côté paramédical aussi, on tend à aller sur le territoire, « pour créer du lien, alors dès janvier 2017, un collegium de santé en région Centre-Val de Loire verra le jour ». C'est donc une réelle dynamique qui se met en place en rapprochant les formations des universités de Tours et d'Orléans, en mutualisant leurs moyens.

Article paru le 24 novembre 2016 dans la nouvelle république du centre
 
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